Manderlay
Enya, un jour sans pluie...  
   Premier fan club francophone au monde dédié à Enya
Interview réalisée par Didier Leprêtre - 2001 -
Dreams Magazine, le magazine officiel de James HORNER

DtD) Vous n'accordez que peu d'interviews. Pourquoi cette discrétion ?
E) Parce que c'est ma nature. Je m'exprime par ma musique et je pense qu'elle est bien plus apte que moi pour raconter et s'extérioriser. J'aime bien la douceur, la solitude ou être avec mes amis, ici en Irlande. La promotion n'a jamais été un point fort de ma personnalité.

DtD) Merci donc de rêver avec nous !
E) J'adore le rêve et la musique de films est là pour ça. C'est une excellente idée d'avoir appelé votre magazine de la sorte.

DtD) Il faut remercier James Horner.
E) Ah oui, on m'a prévenu de vos références à lui.

DtD) Pourquoi avoir intitulé votre coffret, paru en France en décembre dernier : A BOX OF DREAMS ?
E) Probablement pour la même raison que vous (rires). Sans le rêve, la vie est monotone. La musique peut apporter cette partie de rêve, un essentiel à l'existence. J'en ai l'espoir en tout cas et A BOX OF DREAMS doit être un petit essentiel dans la vie d'autrui. C'est pour ma part mon "grand" essentiel.

DtD) Quarante-six titres, un package magnifique, quelques inédits. C'est un coffret qui nous laisse rêveurs !
E) Nuages, étoiles et océans. Tout ce que nous ne connaissons pas et que nous ne maîtrisons pas. Le rêve, c'est cela et plus encore. Je vous laisse le soin de trouver mes définitions dans le livret. J'y ai attaché beaucoup d'importance et il fait partie intégrante de ce coffret, à mon sens.

DtD) Vous semblez à part dans le show business.
E) Je me protège plus simplement. Je n'aime guère les paillettes, je préfère les plaines irlandaises, leur calme et leur quiétude.

DtD) Que représente l'Irlande à vos yeux ?
E) C'est ma terre, mes racines. Je ne peux m'en éloigner sous peine d'ennui. Avec A DAY WITHOUT RAIN, j'ai beaucoup été aux Etats-Unis et croyez-moi, il n'y a pas un seul jour où je ne pensais pas à mon Irlande natale. Je viens de la région de Gaeltacht, au nord-ouest de Donegal. Là-bas, je me sens chez moi comme nulle part ailleurs. Et puis, la langue gaélique, c'est mon sang. Sans elle, je me perds totalement. J'en ai besoin pour mon bien-être.

DtD) Comment êtes-vous arrivé dans le monde de la musique ?
E) C'était une évidence car tous les êtres qui me sont chers y viennent. Ma mère était professeur de musique, mon père musicien et mes grands-parents faisaient partie d'une troupe qui sillonnait l'Irlande, comme de coutume dans les années trente. J'ai donc été bercée dans ce milieu toute jeune avec des styles complètement divers: jazz, classique, musique traditionnelle. Là encore, ce sont mes racines qui m'ont aidée à trouver ma voix. Là d'où je viens, la première langue est le gaélique. Certes, on y étudie l'anglais et on l'apprend, mais l'instruction se fait en gaélique. Il y avait aussi des cours de musiques traditionnelles. Toute cette culture gaélique m'a totalement transpercée et je savais, dès mon premier souvenir d'enfance, que je transcrirais cet enseignement en musique.

DtD) Comment s'est concrétisée cette transcription ?
E) J'ai été toujours été très proche de ma sœur Máire et à travers son groupe Clannad, elle fut la première à me mettre le pied à l'étrier. Clannad était une référence de la musique irlandaise en Europe dans les années soixante-dix et quatre-vingt. Je me souviens que lors d'une tournée, fin 1978 je crois, il leur manquait une choriste. Elle avait exigé de Pól et de Ciaran qu'ils m'emmènent. Et ce fut le cas. Je suis partie avec eux pendant deux ans. Ce fut harassant, pénible parfois, j'étais fort jeune et loin de chez moi, mais j'ai su que la musique allait m'envahir. Cette tournée a été importante car elle m'a montré ce que je ne voulais plus supporter, l'éloignement de ma terre irlandaise, et m'a fait rencontrer mes deux plus grands amis: Nicky et Roma Ryan.

DtD) Ils sont totalement indissociables de votre oeuvre.
E) Absolument, nous formons tous trois un groupe qui s'appelle Enya. Sans eux, jamais je ne serais arrivée à être ce que je suis. Nicky Ryan était le manager de Clannad et dès le départ, il a senti que je devais être autre chose qu'une choriste. Durant cette tournée, il rôdait toujours autour de moi. Il me faisait faire des essais de voix, il testait ma tessiture. Il écoutait mes improvisations au piano. Lorsque nous sommes revenus en Irlande, il m'a dit: "Enya, tu devrais faire une carrière en solo et si tu l'acceptes, j'aimerais être ton producteur !". Sous l'euphorie et la fascination, je ne sais plus, j'ai répondu par l'affirmative et je me suis retrouvée chez Nicky et Roma.

DtD) Comment se sont passées vos premières compositions ?
E) Rien n'était vraiment planifié. J'habitais donc chez Nicky et Roma, ils entendaient alors toutes mes compositions au piano. En fonction de mes mélodies, Roma commençait à écrire des textes. Nous avions donc des petits bouts de chansons, des parcelles de musique mais rien n'était censé et pouvait former un album. Roma, qui trouvait mes compositions très visuelles, a lancé l'idée de travailler dans la musique de films et on s'est dit: "Pourquoi pas ?". Elle est donc partie à la chasse de producteurs et de réalisateurs pour leur faire écouter bon nombre de démos que nous avions finalisées dans un petit studio improvisé. Nous étions optimistes et finalement une seule offre nous est parvenue, celle de THE FROG PRINCE de David Puttnam. Celui-ci nous offrit six mois de travail et ce fut mon entrée dans la musique de films.

DtD) Comment décririez-vous THE FROG PRINCE ?
E) Comme une ébauche et un brouillon de mes futurs travaux. Aussi comme un apprentissage nécessaire entre l'image et vous, la perception que l'on peut en avoir et ce dont elle a vraiment besoin. J'écris beaucoup de musique très douce, et parfois il a fallu se faire violence pour qu'elle décrive au mieux les images, surtout ce que les images n'exprimaient pas, en fait. Stylistiquement, THE FROG PRINCE est une partition minimaliste, pour piano et voix, dans laquelle peu de motifs viennent s'intercaler. C'est une partition atmosphérique, pas une musique de films au sens hollywoodien avec un orchestre et tout ce qui s'ensuit. Vous savez, j'écris ma musique et elle s'exprime extérieurement toujours avec mes mêmes choix orchestraux. THE FROG PRINCE est une musique d'ambiance, la première, sorte de développement de mes morceaux instrumentaux futurs.

DtD) Vous avez enchaîné avec THE CELTS.
E) Oui, même s'il s'est passé un laps de temps conséquent entre les deux projets. Avec Nicky, je travaillais sur un concept de la musique celtique moderne en prévision d'un album instrumental. Le tout premier morceau finalisé fut March Of The Celts et lorsque Roma l'entendit, elle fut persuadée de son impact visuel. Elle alla à la Bbc car elle avait entendu parler d'un projet de film documentaire sur la mythologie des celtes intitulé THE CELTS. Quelques semaines plus tard, Tony Macauley, le producteur du documentaire, appelait Nicky pour lui dire qu'on l'avait convaincu et qu'on devait écrire toute la bande originale. Nous avons accepté sans savoir réellement où nous mettions les pieds et jamais plus je ne referai la même erreur. Soixante-douze minutes de musique à écrire en quelques semaines, c'était dingue.

DtD) Le concept de l'album THE CELTS est un prolongement de ces musiques.
E) Oui, car cet album regroupe en une bande originale imaginaire tous mes travaux pour l'image, aussi bien THE CELTS mais avec aussi des extraits et motifs de THE FROG PRINCE. Nous avons retravaillé les mélodies afin que ces musiques représentent bien toutes les impressions gaéliques des celtes. Et je pense que nous y sommes parvenus car THE CELTS est selon moi un véritable livre sonore rempli d'images musicales.

DtD) Pourquoi avez-vous entrepris WATERMARK sitôt THE CELTS terminé ?
E) Vu les efforts consentis pour THE CELTS et la quantité affolante de musique à produire en si peu de temps, Nicky, Roma et moi-même, nous nous étions jurés de ne plus faire de bande originale. On a décidé de tenter un premier album solo et WATERMARK fut mis en route en 1986. Nous gérions notre temps, nous n'avions plus de pressions encore moins de délais à respecter. Je ne peux travailler dans l'urgence. J'ai besoin d'énormément de temps et de réflexion. Vous savez, la plupart de mes chansons naissent plus d'un an après leurs premières ébauches. J'écris d'abord une mélodie, Roma un texte. On travaille dessus et cela me prend plusieurs semaines avant que l'ensemble devienne une chanson. Ensuite, je laisse nos travaux se reposer et j'y reviens plusieurs mois après. Entre-temps, j'ai composé d'autres mélodies, d'autres arrangements et lorsque je réécoute ma chanson, je la perçois avec l'impact du temps et du travail. Et l'on recommence à retravailler dessus. Je suis une éternelle insatisfaite et extrêmement perfectionniste. Je ne veux pas qu'il y ait sur un Cd quelque chose qui ne me satisfasse pas à cent pour cent. Avec Nicky, nous passons des mois en studio mais au final, l'album que je présente au public doit être le plus parfait possible.

DtD) WATERMARK a proposé votre premier hit mondial: Orinoco Flow.
E) Paradoxalement, Orinoco Flow fut le premier morceau sur lequel nous avions travaillé sur WATERMARK et le dernier à avoir été mis en boîte. Cette musique est fort à part du reste de l'album. Elle a nécessité beaucoup de temps de gestation, près de deux ans si je me souviens bien. Puis au fur et à mesure que l'album avançait, nous revenions sur Orinoco Flow. A chaque fois, on l'améliorait. Puis quand l'album fut quasiment terminé, Nicky voulut reprendre la chanson une dernière fois. Nous y passâmes plus d'un mois dans une excitation constante et la version définitive jaillit de ces séances intenses. Ce titre m'a vraiment fait du bien car il masquait la tristesse ambiante de WATERMARK. Depuis, j'ai toujours voulu un titre comme celui-là pour contrer la tristesse apparente de mes mélodies.

DtD) Trois ans plus tard nous est arrivé SHEPHERD MOONS avec le fameux Book Of Days.
E) C'est un album plus complexe que le précédent, surtout en termes d'orchestration. Puis avec Nicky, nous avions été au summum de ce que je pouvais faire avec ma voix, notamment sur Caribbean Blue dans lequel il y avait plus de cent passages vocaux de ma part. Nous refusons tous deux le sample, tout doit être réel. La voix transmet le sentiment et l'émotion, le sample ne sait pas faire cela. J'aime la polyphonie et j'aime en être surtout la seule interprète. Book Of Days fut autre chose. C'est l'une des rares mélodies qui me soient venues naturellement sans y revenir constamment. Cette chanson est une petite histoire à elle seule, une sorte de voyage, de progression dans le temps.

DtD) Comment Book Of Days s'est-elle retrouvée dans HORIZONS LOINTAINS de Ron Howard et dans la première bande annonce de TITANIC de James Cameron ?
E) Pour le premier film, on m'a simplement acheté les droits pour que la chanson soit leur générique de fin. Cela a été simplement financier et opportun, à mon avis. Cela m'a permis ainsi de mieux faire connaître la chanson. Pour TITANIC, ce fut plus intense. James Cameron m'a fait savoir par ses intermédiaires qu'il admirait ma musique. Puis, lorsqu'il a envisagé de mettre Book Of Days sur la bande annonce de TITANIC, il m'a appelé. Il connaissait les paroles par coeur et était convaincu que le passage: "One day, one night, one moment - With a dream to be leaving - One step, one fall, one falter - And a new earth across a wide ocean - This way became my journey - This day ends together far and away" résumait son film. J'ai accepté puis ce fut tout.

DtD) Quel est votre avis sur Southampton et la partition de James Horner ?
E) Que voulez-vous que je vous réponde. C'est un compositeur que j'admire totalement et ceux qui ont voulu nous opposer à cause de Southampton ou de ses choix vocaux n'ont jamais pu le faire. Tout simplement parce que j'aurais bien été incapable d'écrire la moindre note pour un film comme celui-ci, les images étant trop fortes, trop puissantes, trop belles. Aussi parce que je refuse toute étiquette sur ma musique et que mon style est à la disposition de tous, comme celui des autres au mien. Puis quand j'entends Rose ou Southampton, j'entends du James Horner et non du Enya, aussi bien thématiquement qu'harmoniquement et surtout orchestralement. Et si James Cameron a influencé James Horner dans son approche, je ne peux que m'en satisfaire et en être fortement flattée.

DtD) Auriez-vous pu écrire la bande originale de TITANIC si on vous en avait laissé le temps ?
E) Non et ce, pour les raisons que j'ai déjà évoquées. De plus, je n'ai pas une palette qui me permette d'écrire une telle partition. Vous savez, cela me fascine vraiment de voir comment en quelques mois on peut arriver à une bande originale pareille ou d'autres comme BRAVEHEART pour être plus proche de la terre celte. Et croyez-moi, je ne dis pas cela parce que je sais que vous idolâtrez James Horner. Je le pense sincèrement. Moi, il me faut du temps, beaucoup de temps pour donner le meilleur de moi-même. Sur une telle bande originale, il m'aurait fallu trois ans ne serait-ce que pour écrire un quart du travail de James Horner. La musique de films complète, ce n'était plus pour moi !

DtD) Il aura fallu attendre quatre ans pour que THE MEMORY OF TREES succède à SHEPHERD MOONS.
E) Je vous l'ai dit, le temps est un luxe que je m'octroie et dont j'ai absolument besoin. D'ailleurs, plus ma carrière avancera, plus j'aurai besoin de temps entre chaque album. THE MEMORY OF TREES fut la continuité de SHEPHERD MOONS, à savoir qu'avec Nicky et Roma, nous avons voulu prolonger et conclure un diptyque. Tout est résumé dans le titre du premier morceau The Memory Of Trees, lequel a donné le titre de l'album. L'arbre, c'est la terre, les origines et les racines. La mémoire, c'est ma principale source d'inspiration. La mémoire des gens et leurs souvenirs, notre culture, tout ce qui reste dans le collectif. C'est un titre très symbolique.

DtD) Puis, il y eut votre première compilation - PAINT THE SKY WITH STARS - avec deux titres inédits dont Only If, qui marquait vos débuts dans notre langue.
E) J'ai chanté dans beaucoup de langues et tout le monde sait que le gaélique en est une particulièrement difficile. Mais en chant, elle se simplifie alors que le français "Je voudrais voler comme un oiseau", que ce fut délicat et complexe ! (rires). Non pas par le texte mais par la phonétique qui est très différente du gaélique. Je ne m'aventurerais pas dans une chanson entièrement en français en tous cas (rires). Cette compilation fut aussi très importante pour les Etats-Unis car mes albums n'y avaient pas le même succès qu'en Europe. En regroupant des titres de mes quatre premiers albums, le public américain a pu mieux cerner mon univers et me découvrir par la même occasion. PAINT THE SKY WITH STARS a préparé au mieux le lancement de A DAY WITHOUT RAIN là-bas.

DtD) Justement, quinze mois après sa sortie, A DAY WITHOUT RAIN est toujours classé dans les dix meilleures ventes de la semaine au top Billboard et a même franchi la barre des six millions d'exemplaires écoulés aux Etats-Unis. Ce sont des chiffres prodigieux.
E) A DAY WITHOUT RAIN est mon album le plus personnel, proche de mon coeur. Et lorsque l'on est à ce point personnelle et vraie, on touche le coeur des gens avec plus d'aisance. Cela explique peut-être le succès de ce disque encore que je pense mettre les mêmes passion et émotion à chaque fois. C'est comme si le dernier disque était sans cesse le premier.

DtD) Est-ce que le concept de A DAY WITHOUT RAIN a changé par rapport aux précédents albums ?
E) Non et il ne changera jamais. Je compose d'abord mes mélodies au piano et cela me prend plus d'un an. Puis lorsque je me sens prête, Nicky et Roma entrent en scène et je leur fais découvrir mes musiques. C'est un moment très spécial car à chaque fois, j'ai l'impression de leur confier une partie de mon âme ! Roma commence à écrire ses textes tandis que Nicky travaille sur les arrangements et les voix. C'est un processus très graduel comme nous l'aimons tous trois. Avant le studio, il s'est donc passé encore un an avant que l'on ait une triple satisfaction. Puis Nicky prend les choses en main et conçoit l'album dans sa version définitive. On essaye de nombreuses idées en studio, on essaye tout d'ailleurs (rires). On se trompe aussi souvent mais pour la perfection, il faut faire de nombreuses erreurs. C'est en tout cas une devise que l'on a avec Nicky. Puis, il y a tout ce qui touche à la texture de ma voix. Tout ce dernier processus est très long, de plus en plus long même, mais il m'est indispensable.

DtD) Le thème des Hobbits par Enya aurait-il été possible ?
E) Si les Hobbits avaient été celtes, cela aurait effectivement été possible.

DtD) Pensez-vous, comme le laissent entendre vos paroles d'ailleurs , que May It Be et Aniron (Theme For Aragorn And Arwen) ne forment qu'un seul et même morceau ?
E) Absolument, et je suis très heureuse de votre remarque. L'étoile qui luit dans le ciel de la Terre du Milieu est en Arwen, Aragorn ou Bilbon, peu importe le personnage. Il suffit de rêver, de croire et de positiver. "Darkness has come, darkness has fallen".

DtD) Que vient faire TWIXT CALM AND PASSION là-dedans ?
E) Ce fut ma rédemption et un bien nécessaire pendant cette année 2001. Je suis vraiment ravie que l'album THEMES FROM CALMI CUORI APPASSIONATI soit un grand succès au Japon. Warner Japon avait longtemps hésité à faire cette compilation de mes thèmes, qui sont plus cela qu'une bande originale au sens propre du terme, mais Fuji Television, Toho et le producteur Toru Ota ont réussi à convaincre le distributeur. Il existe en plus dans le film des titres jamais entendus, y compris dans THE CELTS. Aujourd'hui, je suis donc réconciliée avec la musique de films, si je peux m'exprimer ainsi. Je peux y amener une chanson, un thème mais au-delà, cela me semble compromis. Il me faut simplement des projets qui me conviennent, qui me laissent le temps de respirer, ou des projets qui respirent tout simplement.

DtD) Pourra-t-on vous voir un jour en concert ?
E) J'y pense de plus en plus. Et avec le temps qui passe, je me dis qu'il ne faut plus attendre trop longtemps. On y réfléchit techniquement depuis un certain temps avec Nicky. Je ne veux pas offrir au public un semblant de musique et de voix. Toute l'émotion que mes fans retrouvent dans mes disques en serait absente. Et ce serait inadmissible de ma part. On envisage donc une chorale car je ne veux faire appel à des éléments synthétiques et un quatuor à cordes, un piano et une section de percussions. Mais tout ceci est à l'état d'étude mais on espère rapidement le transformer en réalité.

DtD) Qu'est-ce qui vous rend heureuse ?
E) L'Irlande, le voyage musical et le temps.

Remerciements particuliers à Steve Olson pour son gigantesque travail de préparation et à Nicolas Bideau (WEA France).

© Vidéotec Informatique 2004 
Retour à l'accueil
©
Copyright et informations légales | enya-france.com